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Ayutthaya: vestiges d’un royaume
Ayutthaya, Thailand |
Ayutthaya, Thailand
Les marchants européens la surnommait la Venise de l’Asie. Certains disaient même que sa richesse et sa grandeur au 16 siècle était comparable à celles de Paris. Ayutthaya, située à 2 heures de bus de Bangkok, est considérée comme une île, car elle est entourée de 3 rivières importantes. Ce sont ces rivières qui sont à l’origine de la richesse de la ville. Elles ont permis des échanges commerciaux internationaux. Même le roi Soleil y envoyaient ses ambassadeurs. Les citoyens n’avaient pas le droit de vendre directement leurs produits aux étrangers. Les fonctionnaires et les rois se sont enrichis en agissant comme tiers et en soutirant des cotes. Ils ont utilisé une partie de leur richesse pour construire plus de 500 temples. Aujourd’hui, une dizaine sont remis en état. Nous les avons visités à pied et à bicyclette. En pédalant, nous avons rencontré d’autres touristes qui ont opté pour une petite visite à dos d’éléphants.
Notre visite de ce défunt royaume nous a permis d’apprendre de nouveaux mots. ‘Wat’ veut dire temple, ‘chedi’, une construction avec toit en forme de cône de crème glacée renversé, et ‘prang’, une tour de pierre plutôt cylindrique qui abrite des bouddhas. Il règne sur les sites une atmosphère de calme profond. Qui inspire la médiation. Des oiseaux chantent, les eucalyptus sont en fleurs, des chats errants boivent et mangent l’eau et la bouffe offertes aux bouddhas. Des bouddhistes croient que les esprits se nourrissent en sentant la nourriture humaine. Les bouddhas de cette région sont drapés d’un morceau de tissu orange. Certains prangs sont toujours recouverts de plâtre blanc. Entre les sites aménagés se trouvent des sites rustiques, endommagés, très intéressants. Là, la végétation règne en maître. La Nature et les bouddhas, qui ont souvent perdu leur tête, ne font qu’un.
Entre deux sites, nous nous sommes rafraîchis dans un resto dont la jeune copropriétaire thaï a appris l’anglais à Edmonton, chez-nous au Canada. À l’Université de l’Alberta, pas très loin des bureaux de travail de Sylvain et de Marie-Claude. Elle nous a fièrement montré son album photo, qui contient entre autre des clichés de la Reine Élizabeth II, de passage en même temps qu’elle à Edmonton. L’histoire ne nous dit pas si elles ont étudié l’anglais ensemble…
À la fin de notre troisième jour de visite, le petit corps de Xavier n’en pouvait plus de l’humidité écrasante. Il a été un peu malade….Marie-Claude et Sylvain auraient dû se méfier …
À suivre: Sukhothai et les coups de chaleur
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