Don Khone- les quatre mille îles du Mékong

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Don Khone- les quatre mille îles du Mékong
Don Kho, Lao Peoples Dem Rep

Don Kho, Lao Peoples Dem Rep


Les touristes à la recherche de ‘sensations’ posent naturellement leurs bagages au Si Pan Don. Les Quatre mille îles offrent un arrêt exotique au beau milieu du Mékong, à l’extrême sud du Laos. En saison des pluies, cette portion du fleuve peut atteindre jusqu’à14 kilomètres de largeur. Les Français voulaient faire de cette région un carrefour fluvial important avec la Chine. Mais ils ont quitté le pays avant de réaliser leur projet. Certaines îles sont plutôt devenues un paradis pour les touristes avec ses chutes, ses mini plages de sables, le farniente, les cocotiers et les magnifiques levers et couchers du soleil. Nous avons amarré sur l’île de Don Khone, réputée tranquille et authentique, avec l’intention de traverser un petit pont de pierre avec nos sacs à dos et dormir sur l’île voisine plus achalandée de Don Det. Finalement, il faisait tellement chaud à notre arrivée vers 11:00hrs que nous avons déposé nos sacs dans l’un des premiers petits guesthouses très bien sur Don Khone. Et nous avons repris des vélos le lendemain pour découvrir la populaire Don Det.

Le ‘centre-ville’ au nord de cette île-à-une-rue a tout pour attirer les étrangers qui veulent s’éclater. Des tours de kayak dans les rapides du Mékong, des huttes de bambou à 3$ pour dormir comme les lao, des happy sandwich et des happy frappés à la marijuana ou autres, le tout entourés de bars et agrémentés de repas occidentaux. Vive le dépaysement! L’extrémité sud de Don Det est beaucoup plus tranquille, avec de petits restos offrant des petits plats biologiques et des bungalows en bois. C’est là que la bicyclette de Sylvain a rendu l’âme. Émilie a dû le prendre sur le pouce et le remorquer. C’est aussi quelque part entre les deux bouts que nous avons retrouvé le couple de jeunes français, Thierry et Élise, avec qui nous avions souper à Paksong et Champassak. Nous nous sommes réunis à nouveau pour partager l’apéro devant un beau coucher de soleil et avons bu un verre de vin à la santé de leur 9 ans de relation amoureuse. C’était tellement agréable sur la terrasse que nous avons quitté le bistro trop tard. Nous avons repris le chemin du retour à vélo…dans le noir. Il n’y a pas de lumière de rue sur les îles. En fait, l’arrivée de l’électricité ici est très très récente. Munis de 3 lampes de tête, nous sommes partis sur le sentier rocailleux. Attention aux trous par ici! Attention aux clous sur le pont là! Serrez à droite, attention à la falaise! Oups: c’était un tronc d’arbre! Nous chantons une petite chansonnette pour rassurer Lisette, pirouettes et cacahouètes. Fermons finalement la bouche: il y a trop de mouches. Attention de ne pas roulez pas trop près des piétons nocturnes et du chien qui zig zag devant et derrière nos roues! Nous avons mis 45 minutes, le double du temps, à rejoindre notre île. Encore heureux qu’il n’y ait qu’un sentier! Ce n’est qu’une fois assis au resto de l’autre côté du Mékong que nous avons réalisé dans quelle noirceur nous nous étions baladés! Tient tient…nous devrions développer le concept et l’offrir aux autres touristes à la fermeture des bars! Sensations garanties!

À suivre: nous traversons au Cambodge avec Lisette!


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